L’innovation au service des athlètes handicapés

Regard sur... par Cécile SODJI, Charlotte LISCHER 10 mars 2014 0

Du 6 au 17 mars, se sont déroulés les onzièmes Jeux Paralympiques d’hiver à Sochi. L’occasion de faire un tour d’horizon sur les innovations au service des athlètes paralympiques.

Tout d’abord, rappelons que les athlètes participant aux Jeux Paralympiques sont ceux atteints d’un handicap physique ou visuel ainsi que les athlètes handicapés mentaux. Ils sont organisés par le Comité international paralympique, et non pas par le Comité international olympique, même s’ils ces deux institutions collaborent étroitement, et ont lieu tous les 4 ans à la suite des JO.

Depuis 1960, date des premiers jeux pour les athlètes handicapés, cette compétition n’a cessé de prendre de l’ampleur, tant par le nombre de disciplines que par le nombre d’athlètes dans la course ou encore par la couverture médiatique assurée, entrainant également une augmentation de la notoriété de ses compétiteurs.

Aujourd’hui, ces jeux ne sont plus dans une approche médicale mais véritablement sportive, avec une culture de l’excellence et de la performance, grâce entre autres, aux innovations techniques et technologiques qui ont permis de vraies avancées sur les prothèses et les fauteuils au point de faire polémique.

Oscar PistoriusOn se rappelle d’Oscar Pistorius, qui au-delà de son actualité tragique et sombre du moment, a cristallisé le débat sur la participation d’un homme handicapé à une compétition pour valides. En effet, dans quelle mesure ses prothèses Flex-Foot Cheetah pouvaient être considérées comme un dispositif fournissant un avantage sur ses concurrents ? cette question partage encore les opinions.

En effet, ces prothèses sont de véritables concentrés de technologies, issues de recherches biomécaniques, d’ingénierie et de technique chirurgicale élaborées à partir de matériaux nouveaux et de formes optimisées. Ces prothèses sportives se veulent à la fois plus résistantes et plus confortables, grâce à des métaux choisis pour leurs propriétés : le carbone pour sa légèreté et sa résistance, le titane pour son élasticité et enfin l’aluminium pour sa faible densité et sa résistance.

Cette technologie carbone exclusive permet de stocker et de libérer efficacement l’énergie produite par l’utilisateur pendant la course. Lorsqu’un utilisateur court, la courbe en forme de « J » de la prothèse se comprime à l’impact, stockant ainsi l’énergie, jusqu’à la de la phase d’appui, où la « courbe J » reprend sa forme initiale, relâchant ainsi l’énergie stockée et propulsant l’utilisateur en avant.

Les handicapés en fauteuil roulant ne sont pas en reste avec le développement de fauteuils pour des sports spécifiques comme le basket‑ball, le rugby, le football, le tennis ou encore la course. Là aussi, c’est les matériaux plus légers et la recherche biomécanique qui ont permis ces bonds techniques pour que les athlètes bénéficient de fauteuils solides, stables, leur assurant une bonne mobilité tout en réduisant les risques de blessures dues aux chutes et aux renversements.

Ces recherches et ces équipements entraînent beaucoup de coûts et alimente un nouveau débat sur une nouvelle forme de discrimination que ceci engendrerai, à savoir la discrimination liés aux moyens financiers des pays.

Mais ne nous méprenons pas, au-delà de tous ces débats, ses performances sportives sont avant tout liés au courage, à la pugnacité et au talent de leurs athlètes.

Source : http://tpe-protheses-membres-inferieurs-2013.e-monsite.com/pages/ii-la-place-des-protheses-dans-l-handisport/a-l-innovation-technologique-en-faveur-de-l-handisport.html

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