Le drone au service de nos agriculteurs

Regard sur... par Adélaïde GUIZE 10 févr. 2014 0

La France autorise l’usage du drone à des fins commerciales. C’est ainsi que les cultivateurs sont de plus en plus nombreux à l’utiliser pour faire des diagnostics agronomiques pointus de leurs champs.

L’agriculture française prend une longueur d’avance sur l’utilisation des drones civils. Alors que son usage est limité voire interdit dans la plupart des pays, comme cela est le cas aux Etats-Unis d’ici 2015, celui-ci est autorisé en France à des fins commerciales depuis 2012. Depuis, plus de 400 constructeurs et opérateurs ont vu le jour, ce qui fait de la France le pays le plus avancé en la matière.

Que fait le drone sur un champ ?

Le drone apporte des informations en temps réel et permet avant tout de mesurer l’état de la photosynthèse.

Equipé de capteurs et d’une caméra infrarouge, le drone est guidé par GPS au-dessus des parcelles à hauteur de 150 mètres. Il effectue ainsi des clichés, jusqu’à 1,5 cm de résolution, en un seul passage. Ensuite, grâce à des outils d’analyse Big Data, en captant la lumière réfléchie (réflectance) par les plantes, l’état du couvert végétal est mesuré. Le drone est donc en mesure de renseigner sur l’état de la photosynthèse et de l’hygrométrie des champs agricoles.

C’est ainsi que le drone est capable de livrer un diagnostic agronomique pointu et de guider le cultivateur vers une utilisation optimale des intrants en se concentrant sur les zones à problème.

Quelles sont les avantages pour nos agriculteurs ?

Technologiquement, l’utilisation du drone a des avantages sans commune mesure sur celle des avions ou satellites :

  • une centaine d’hectares peut être photographiée en moins d’une heure,
  • les nuages ne sont plus un obstacle,
  • le coût est bien plus accessible.

D’un point de vue métier, il permet à l’agriculteur de :

  • repérer les zones de « stress hydrique » et la croissance végétale des plantes ainsi que les zones atteintes par de possibles maladies,
  • améliorer la gestion de leurs ressources et la croissance des rendements annuels,
  • mieux organiser les systèmes d’irrigation et utiliser les engrais avec précision,
  • cibler leurs épandages et donc réduire leur consommation d’herbicides.

Les drones vont-ils bientôt envahir nos exploitations agricoles ?

La France offre l’opportunité d’avoir une législation qui permet de travailler au drone, et le marché jusqu’ici anecdotique, commence à émerger.

Si la France veut conserver sa longueur d’avance dans ce secteur porteur d’innovations, il reste néanmoins trois aspects à ne pas négliger :

  • L’évolution de la réglementation des drones civils en termes de poids et de distances pour répondre aux besoins du marché, tout en conservant les impératifs de sécurité.
  • L’accompagnement des constructeurs de drones civils et de systèmes embarqués afin qu’ils continuent à innover ; à ce titre, les drones civils font partie des 34 priorités industrielles du gouvernement.
  • Le dialogue permanent entre les donneurs d’ordre et les utilisateurs industriels pour inventer et mettre au point les centaines d’applications potentielles tout en respectant les impératifs économiques et réglementaires.

La France a donc de quoi prendre une position de leader mondial. Mais n’oublions pas aussi que le drone peut être une réponse pour pallier le déficit en agriculteurs alors que la population mondiale devrait représenter plus de 9 milliards de personnes d’ici 2050.

http://www.airinov.fr/

http://www.visiodrones.com/

http://www.drone-magazine.fr/

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