Les rendez-vous du futur au cube

Testé pour vous par Cécile SODJI 10 avr. 2014 0

Au cube, les rendez-vous du futur sont des émissions en live diffusées sur le net qui parlent d’innovation et de projections vers un futur proche. Je me suis rendu à celle du 1er avril.

Le décor :
-  L’entrée est libre
-  Un grand plateau
-  Une longue table
-  L’animateur fait face au siège : cinquantaine de fauteuils confortables
-  Côté cour : les interviewés
-  Côté jardin : les intervieweurs
-  L’équipe technique : 3 personnes caméraman-perchiste mobile (3 caméras) et régie avec 3 ordis

1ère partie de l’enregistrement (19h30-20h), appelée « Le First » : l’animateur Eloi CHOPLIN (chef d’orchestre de l’agence de communication Triple C) et les intervieweurs Nils AZIOSMANOFF (président du Cube) et Isabelle Simon-Gilbert (Responsable médiation et éducation numérique du Cube) décortiquent un projet pionnier futuriste.

Le projet pionnier du jour est présenté par deux designers d’Elium studio, Elise BERTHIER et Anne KLEPPER. Il s’agit de « En Archipel, sur la voie de l’école évolutive », un projet réalisé avec l’appui, entre autres, de l’association « Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement ». L’objectif du projet est la transformation de l’espace du collège en lieu d’apprentissage total. C’est un projet au cœur duquel est placé le rapport des préadolescents avec le numérique. Les meubles et espaces sont pensés pour être confortables et cloisonnés pour la recherche, l’inspiration ou l’échange. Sans contraintes de faisabilité, le projet suit le principe qu’un bon usage du numérique libère le corps afin d’engendrer un réel apprentissage. Les visuels présentent une journée type en mouvement avec utilisation d’une tablette numérique hexagonale qui se porte à la main, se place sur les tables ou les murs. Les designers suggèrent que les meubles suscitent plus de mobilités, plus de variétés dans les temps de l’école que celles d’aujourd’hui. Les élèves n’écouteraient pas toute la journée un maître assis en rangée sur des sièges durs dans une classe rectangulaire mais seraient amenés à apprendre de manière diverse : seul ou en petits-groupes dans des espaces dédiés (multimédia thèques), assis autour de tables sur des tabourets-culbutos, mais aussi semi-allongés sur des coussins, ou debout. Le Centre de Documentation et d’Information d’un collège semble un lieu propice à une expérimentation du projet. Si vous voulez voir le projet, concrètement, RDV en juin à la Gaîté lyrique à FUTUR EN SEINE

En 2ème partie de l’enregistrement (20h15-21h) : Marie-Anne MARIOT(psychologue) rejoint la table et remplace Isabelle Simon-Gilbert dans le rôle d’intervieweuse, cette fois-ci de Vincent CESPEDES.

Il est présenté comme un philosophe ancré dans le quotidien, vitaliste, « Kung-fu ka ». Dans la même interview, il cite Bruce Lee comme exemple de renaissance, Alphonse de Lamartine : « La vie est ton navire et non pas ta demeure » et nous invite à écouter la chanson « Les singes de mon quartier » de Jacques BREL. Il nous surprend et nous éveille par des punch lines c’est-à-dire des phrases chocs ! Celles que je retiens : « Le hélas va faire naître de l’ambition », « Il faut plus de collectif, d’interculturel et de pouvoir pour les femmes. Les minorités et les femmes doivent se mettre en colère », « Il faut réhabiliter la passion. Il faut un management de la passion ! ». Son dernier ouvrage, L’ambition ou l’épopée de soi, démontre l’existence d’une ambition inspirante et humaniste qu’il faut reconnaître et transmettre. Il distingue l’ambition égoïste, dévastatrice de l’ambition créatrice. La seule façon de progresser pour Vincent CESPEDES c’est de sortir de sa zone de confort. Il devrait y avoir des écoles de l’audace. Il valorise ce que le père de Sara Blakely fondatrice de SPANKS faisait : il lui demandait régulièrement « Est-ce qu’il y a quelque chose que tu n’as pas réussi ? » et la félicitait à chaque fois qu’elle lui répondait de manière positive.
Vincent CESPEDES a également présenté un jeu de carte philosophique qu’il a conçu : piocher une carte de manière aléatoire libèrerait l’enthousiasme en permettant de donner un nouvel éclairage à une situation. Sur le plateau il pioche en direct la licorne folle et y interprète l’obsession de la perfection, le bonheurisme. Pour lui, acceptons aussi le malheur, la dépression. Il serait bon que l’on puisse naturellement pleurer dans la rue plutôt que de s’exprimer de manière confiné chez un psy.

A méditer...

Comme j’espère vous l’avoir démontré : je trouve qu’au Cube, on sort de toutes les orthodoxies et du formalisme.

Si vous voulez assister au RDV du futur, allez voir le cube www.lecube.com ou @lecubetwit ou @RDVfutur.

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