Quand la créativité descend dans la rue

A vos clics par KALYDEO 9 avr. 2012 0

Février des années 30, Jacques Prévert arpente la Promenade des Anglais avec un ami. Ils s’approchent et finissent par voir un homme assis par terre près d’une ardoise et lisent « Mendiant aveugle sans indemnisation ». Prévert s’arrête, s’empare de l’ardoise, efface les quelques mots et écrit : « Le printemps va venir, je ne le verrai pas ».

Ces auto-entrepreneurs du malheur, qui doivent pourtant eux aussi vous émouvoir ou vous séduire pour gagner une pièce, d’autant que, et ce mot résonne tragiquement, la concurrence est rude. Ils sont trop accablés ou trop gênés pour oser interpeller le passant, alors ils se tiennent prostrés dans un coin et s’en remettent à la Providence. Qui les voit, alors ?

80 ans après, Joël Catherin (sur la photo), avocat parisien, remarque une veille femme assise sur un trottoir du quartier de la Madeleine. Pour l’aider, il lui vient une idée formidable. Il griffonne une phrase au feutre noir sur un morceau de carton : « Je pourrais être votre grand-mère ». Ces quelques mots touchent le cœur des passants. D’autres SDF le remarquent et demandent à Joël un écriteau pour eux-mêmes. Alors, fier de devenir aussi l’avocat des pauvres, il multiplie les formules qui font mouche : « Parti de rien, arrivé nulle part », « 1€, Yes you can », « Une histoire à coucher dehors »… Joël a déjà réalisé deux cents pancartes et vous pouvez lui proposer vos textes sur une page Facebook.

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